Tu t'assoies une fois de plus ici. Laissant s'écouler le temps dans un monde informatique que tu ne contrôle déjà plus; qui te contrôle sans que tu le saches vraiment. Si j'écris aujourd'hui c'est dans le but de te transporter dans mon monde. Simplement parce qu'il se trouve plus proche de celui où tu te tiens que tu ne le penses, " just behind the window ". Puisque tu tiens à prendre (ou perdre) du temps pour me lire, alors suis-moi. Suis-moi car mon envie de partager mes dernieres impressions est saisissante. Suis-moi mais sans bouger surtout. Oui,il faut me lire pour me suivre ^^ Et là tu te demandes comment je peux vouloir te sortir de ce monde si je t'oblige à y rester pour t'en évader ? Compliqué =P C'est simplement car peut etre ensuite, tu verras les choses comme moi et alors, tu y reviendras moins, puis presque plus, parce que ton temps sera devenu plus précieux, parce que tu regarderas l'extérieur avec passion et non plus habitude. Quelle salope que l'habitude. Elle nous fait perdre la suprise, et rien n'est plus intéressant qu'une suprise. Le fait de s'émerveiller n'existe plus avec l'habitude. Et c'est cela qu'il nous manque, un oeil toujours nouvellement emerveillé, un toucher surpris, une ouie attentive, un goût fin et un odorat plus sensible. Je voudrais maintenant que sans fermer les yeux, tu arrives à réimaginer le dehors. Je voudrais que tu te vois assis au milieu d'une herbe, bien plus verte que celle qu'il nous reste vaguement dans des parcs. Je parle d'une herbe vierge d'industrie, une herbe encore naturelle, là parce que née ici et non implantée de main d'homme. Oui, cette prairie ou je t'emmène est parssemée. La nature est ainsi, merveilleuse car imparfaite dans sa perfection. J'aimerais que tu arrives à voir cette dernière comme je la vois.. T'assoir un instant et respirer les quelques bribes d'air frais qu'il nous reste encore, avant qu'Ils nous suppriment tout : profite. Regarde le printemps faire pousser les fleurs, leur donner une nouvelle vie, encore et toujours elles renaissent et mourront la saison prochaine. Sens leur parfum, admire leurs couleurs. Et puis, regarde-y plus attentivement: vois cette abeille qui butine, ces fourmis qui se balladent avec de petites choses sur leur dos. Fais toi tout petit, pour être à leur niveau, regarde comme le monde est beau. Tu vois ce lac juste à côté ? Avec cette petite chute d'eau auprès, prend le temps de bien écouter ce clapoti si doux, si melodieux. Et puis, souffle le vent. Tu ressens cette fraicheur ? Cette douceur à laquelle nous ne pretions plus attention. Là, regarde les arbres dans la forêt face à toi, regarde les se pencher sous le poid de cette grandeur invisible. Alors, allonge toi dans cette herbe, vois le ciel, si vaste, cet infini. Cherche encore des formes dans les nuages. La nature est si bien faite, si belle. Nous savon tout les deux que l'Homme construit, pollue, avec son envie de toujours faire plus, plus grand, il gagne du terrain. Surtout, ne le laisse jamais gagner. Regarde ce monde autour de toi qui ne mérite pas ce qui lui arrive, rappelle toi cette histoire de "chaine alimentaire", chaque maillon est utile à l'autre. Souviens toi que notre possibilité de respirer viens des arbres, de ces forêts qu'ils détruisent sans pitié. Imagine seulement un univers sans fleurs, ni eau, ni herbe. Si je t'ai demandé ce travail de reflexion c'est car je me suis assise recemment dans l'herbe, et j'y ai vu tout ça. Bien sûr on a toujours l'impression de voir ces choses, mais on ne les écoute pas attentivement. Je voudrais que tu puisses profiter d'être simplement en contact avec la nature. Comme dis Mickey 3D dans une chanson que j'affectionne : Respire.


